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Les artistes sont aujourd'hui des passeurs. En recyclant des images issues des medias ou de films…, ils ne proposent plus d'œuvres — ni même des objets d'art — mais des processus, des propositions de situations à expérimenter en commun.
On assiste ainsi à l’émergence d’hyper-œuvres, sans auteur
ni linéarité narrative, explorant l’idée que toute forme d'histoire est déjà une interprétation qui peut toujours être reprise
et réinterprétée par un spectateur qui va s’intègrer à ces processus et fabriquer lui-même une histoire entre réalité et fiction.
L'art devient expérience, l’œuvre d'art un interstice social. |